Le 25/03/2016 | L'étau se resserre encore un peu plus sur la profession?

Les mesures d’économies prévues par le PLFSS 2016 sur le médicament se sont déjà traduites par de nombreuses baisses de prix impactant l’officine depuis le début de l’année. Elles sont apparemment insuffisantes car le CEPS a annoncé de nouvelles baisses de prix prévues pour le 1er juin 2016, lors d’une réunion du comité de suivi des génériques aujourd’hui.  Aucune explication de la part du Ministère de la santé ne justifie ces nouvelles baisses tarifaires, décidées arbitrairement par le CEPS au détriment des pharmaciens.  L’économie officinale, déjà exsangue, survit aujourd’hui grâce à la politique du générique. Mais cette dernière, à bout de souffle, risque bien de ne pas perdurer très longtemps…

 

Non seulement, ces décisions arbitraires en disent long sur la considération que les pouvoirs publics ont pour la profession (la réunion du CEPS a d’ailleurs été ajournée sur demande des laboratoires pharmaceutiques. Les pharmaciens ne siégeant qu’à titre consultatif, n’ont pas eu leur mot à dire. C’est pourtant eux, qui, in fine, sont le plus impactés par les décisions du CEPS) ; mais cela remet complètement en cause la ROSP 2016 négociée auprès de l’Assurance maladie.

A quoi sert  de négocier avec l’Assurance maladie ? Cette question, l’UNPF la pose depuis longtemps.

 

L’UNPF réitère sa demande de participer aux négociations de fixation des prix des médicaments au sein du CEPS et dénonce le comportement des pouvoirs publics à l’égard de la profession qui est « baladée » dans des négociations stériles avec l’assurance maladie, immédiatement remises en cause par les décisions du CEPS.

L’économie de l’officine est un sujet beaucoup trop sérieux pour être laissé aux mains de l’assurance maladie.

Il est urgent que la profession prenne conscience qu’il n’y a rien à attendre des pouvoirs publics. Les pharmaciens doivent s’organiser entre eux et mettre en place solutions qui permettront d’apporter de nouveaux capitaux, sans quoi le réseau ne survivra pas. 

 
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