Le 23/03/2016 | Pourquoi l'UNPF était contrainte de ne pas signer l'augmentation de salaires en 2016?

Le dernier rapport sur l’évolution économique et la situation de l’emploi en officine établi fin 2014 laisse apparaitre :

 

  •           - une diminution de plus de 1% de la marge commerciale des officines
  •           - une diminution corrélée de l’EBE  supérieure à 1%
  •           - une diminution du résultat d’exploitation également supérieur à 1%

 

Ces données se traduisent par l’augmentation beaucoup plus élevée du nombre d’ ouverture de procédures collectives concernant les officines de pharmacie  (sauvegardes, redressements ou encore liquidations judiciaires) : 171 en 2014 versus 153 en 2013 (soit une augmentation de plus de 11% au cours de l’année 2014).

 

Les accords conventionnels signés dans une profession dont la finalité reste la délivrance éclairée du médicament remboursé à une patientèle accompagnée dans son parcours de soins n’ont pas permis d’obtenir les compensations attendues à terme par leurs signataires. L’année 2015 devait à cet égard correspondre à une année de montée en charge du dispositif .

 

Dans un tel contexte subi, l’UNPF assume pleinement son choix revendiqué d’assurer la pérennité de toutes les officines dont la survie économique permet l’accès au médicament de tous les français sans discrimination attachée à leur lieu de résidence en demandant le gel du point d’indice salarial.

 

Cette demande, en tout état de cause difficile à présenter au moment où les agents de la fonction publique sortent de plusieurs années de gel, résulte d’une simple interprétation des données économiques et du niveau historiquement faible de l’augmentation du coût de la vie en 2015.

 
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