Le 17/12/2015 | L'UNPF ne signera pas les avenants ROSP

Les 140 millions d’euros destinés aux pharmaciens au titre de la nouvelle ROSP se réduisent comme une peau de chagrin.

 

En effet, seuls 120 millions sont attribués à la ROSP génériques, mais assortis d’objectifs et de critères tellement difficiles à atteindre, qu’il semble hypothétique que les pharmaciens perçoivent effectivement les sommes annoncées.

 

Ce n’est pas avec la ROSP RPPS (renseignement du Numéro RPPS pour les prescripteurs hospitaliers) que les pharmaciens  pourront augmenter leur rémunération car la mise au point des logiciels officinaux ne sera effective qu’à partir de septembre 2016….

 

            Par ailleurs, l’assurance maladie prévoit une augmentation de 3 points de l’objectif de substitution en 2016 et 3 points en 2017 ! Il sera impossible de fixer un objectif supérieur après 2017, ce qui signifiera certainement la fin de la ROSP génériques… La proposition prévoit également que l’objectif de stabilité passe de 12 à 19 molécules, ce qui augmente le risque de ruptures d’approvisionnement.

 

 

L’UNPF estime qu’il est risqué, dans ce cas, d’accepter de nouvelles tâches chronophages (renseignement du Numéro RPPS pour les prescripteurs hospitaliers), une dépendance plus grande à l’assurance maladie en contrepartie d’une rémunération toujours plus faible et sans garantie pour l’avenir.

 

Les pouvoirs publics demandent toujours plus aux pharmaciens (plus de tâches au comptoir, plus de substitution…) en échange d’une rémunération  toujours plus faible et dans un contexte économique de plus en plus tendu (baisses tarifaires), sans jamais prendre en compte les économies réalisées par les pharmaciens pour la collectivité (substitution des génériques).

 

Fidèle à ses convictions, l’UNPF ne signera pas les avenants en l’état

 
Retour